vendredi 20 mars 2009

Vive Chirac !

Monsieur le Président, vous avez mis fin au siège abominable de Sarajevo. Vous avez refusé de faire la guerre à l’Irak. Vous avez menacé les israéliens: « do you want me to go back to my plane ? ». Vous n’avez pas (trop) abusé de vos pouvoirs pour enrichir votre famille ou vos amis. Vous n’avez pas parsemé la capitale d’étrons architecturaux de mauvais goût. Vous avez toujours su mettre de votre coté les rieurs et les buveurs, les paysans et les zingueurs. Vous n’avez jamais sacrifié vos convictions à vos intérêts : auvergnat mais pas vichyssois. Vous êtes un démocrate ouvert, votre successeur est un républicain néoconservateur. Obama ne s’y est pas trompé. Il vous rend hommage. Vous sachant affaibli par les misères de l’âge, il vous a adressé un message d’espoir pour « collaborer ensemble au cours des quatre années à venir »

L’occupant du palais en a fait une rougeole. Il s’est goinfré de chocolat est monté sur son bureau pour s’admirer dans la glace en pensant très fort
« maman,regarde ton fils maman, regarde comme il est beau ! ».
Les conseillers se sont précipités vers le mange disque avec le CD des derniers râles d’Alain Bashung. Le maître d’hôtel est entré portant sur un plateau d’argent, une citronnade glacée au raifort et une paille. Finalement apaisé, le Maître a convoqué séance tenante un conseil de cabinet restreint le
« GR» (Conseil des Rolex) pour échafauder différentes possibilités de sorties de crise.

Le patron des services publics (jadis secrets) exposa sobrement sa thèse du complot : d’abord l’accueil inconvenant des mexicains de Tamarindo aux cris de Viva el Presidente Corona, ensuite le passage triomphal de l’Ex au salon de l’agriculture, puis l’Obama’s news letter. Il révéla en outre:
- Que des groupuscules autonomes proches de la mouvance libanaise Harririste de la Bekaa ont brièvement occupé le Quai Anatole France rebaptisé Quai Notre Jacques.
- Que des rassemblements de prétendus sumos corréziens ont été observés dans la capitale.
-Enfin qu’un lâcher de vaches sur les « Champs Chirac » a pu être évité in extremis grâce à une info de Douillet. Cette action commando devait avoir lieu au moment précis ou N zéro et le Président libanais Signora en visite officielle à Paris, descendaient les Champs Elysée. On imagine le retentissement planétaire de cet « attentat à la bouse» autrement plus dévastateur qu’un jet de godasse !

Que faire ? Le GR s’enlisait dans les Swatch et les propos vulgaires…
On marqua une pause profitant d'une apel du pape au téléphone au sujet d’une affaire juteuse de spéculation sur les cours du latex…

La solution vint plus tard au fond de la couette. « Dis mon grand pourquoi on n’adopterait pas un gosse ? Tu imagine le plan com d’enfer si on recueillait un petit darfourien ? » J’ai peut-être beaucoup mieux bafouilla l‘ensommeillé en pensant au vieux comploteur.

C’est ainsi que le lendemain, devant le couple Chirac ébahit, le Successeur lança son fameux appel du 18 mars (dit appel à l’adoption) qui fût repris par tous les journaux de la terre : « NOUS TROIS, ON POURRAIT FAIRE LA MEME FAMILLE ! »

Maman née Chodron de Courcel n’a pas apprécié, fifille Claude a levé les yeux au ciel, Jacques a sorti son sourire en coin le plus vachard avant d’aller passer un coup de fil au Figaro pour rendre public le message de son filleul Obama.

Vive Chirac !


Ps : je n’ai pas cité le nom de celui auquel vous pensez car un ami lecteur, qui rend souvent visite à Obama, m’a fait le reproche de toujours parler de celui dont on nous rabat sans cesse les oreilles. Ce blog tenant particulièrement compte des commentaires de ses lecteurs, je parlerai de celui qui vous savez lorsqu’il deviendra prédécesseur de celui qui lui succèdera.

1 commentaire:

JDB a dit…

Mais ton histoire (très marrante qui m'a fait passer un bon moment dans la désertitude des bureaux de l'administration Française) est cousue de fil blanc. Chirac est génial parce qu'il n'est plus et l'autre restera ce que tu dis même après... Pourvu que ça dure pas (trait d'optimisme, bé-attitude socialiste).